Night Owl | Joax [délai accordé +7]
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Sam 9 Sep - 21:09
PRÉNOM
NOM COMPLET | Philipp Joan Lewis
  Surnom | Joax. Elle se présentera la plupart du temps sous son pseudonyme, plus rarement sous son deuxième prénom. Elle garde secret son premier prénom, qui n'est que très rarement employé lors de situations administratives.  
   SEXE | Femme
   ÂGE | 25 ans, née le 17 décembre 1991.
   NATIONALITÉ | Américaine
   ORIGINES | Haïtienne par son père, Américaine par sa mère
   ORIENTATION SEXUELLE | Hétérosexuelle, bien qu'elle ait eu quelques expériences homosexuelles.
   STATUT | Célibataire
   SITUATION FINANCIÈRE | Moyenne
   HABITATION | Queens
   MÉTIER | Technicienne plateau. Elle essaie de vivre de sa passion à côté de cela : la high-tech minimal dont elle est une petite actrice sur la scène alternative new yorkaise.
   AVATAR | OC - Jen Bartel ♥️
PSEUDAL
Dis-nous des choses sur toi IRL ! C'que tu veux, ton prénom ton âge, c'que tu fais dans la vie, comment tu nous as connu -on adore savoir ça... N'importe quoi ~ On a envie de te connaître <3
"You've got to be kidding me ... You're so fucking useless !"
« Tu te fous de moi ... T'es putain d'inutile ! »

Il y avait toujours eu tant de violence dans ces mots … On inculquait aux enfants de ne pas dire de grossièretés ; on les réprimandait lorsqu'une insulte franchissait leurs lèvres innocentes. Allez expliquer à une petite fille jolie comme un cœur et douce comme un ange pourquoi le Seigneur avait cru bon de glisser tant de haine sur sa peau.

C'était terrible de commencer sa vie ainsi : son incompétence chronique gravée à jamais sur le bras, à la manière d'une prédiction. Le monde avait Nostradamus, Joan se contentait de ces quelques mots. Ils l'avaient si souvent narguée. Jour après jour, année après année. Ils s'étaient illuminés dans chaque échec pour souligner l'évidence de la réalité, s'étaient réveillés dans chaque succès pour lui rappeler que la chute n'était jamais bien loin.

Stupide sentence.
Absurde pensée.

Adolescente, Joan avait suivi le flot de la rébellion de façade, celle qui voulait que les jeunes gens dans l'âge ingrat rejettent le concept des âmes-liées pour marquer leur révolte. Elle s'était maintes fois targuée de ne pas croire à cette idée ridicule que Dieu ait pu décider à sa naissance de l'âme à laquelle elle serait liée. Tous ses amis en avaient fait de même, taisant honteusement l'espoir qu'ils avaient, avant de s'endormir, de rencontrer dans un avenir proche le fameux être auquel ils étaient attachés.
Ce n'était pas réellement romanesque. Plutôt humain. Joan, comme beaucoup, souhaitait secrètement que son âme-liée soit quelqu'un de bien. Quelqu'un qu'elle pourrait apprécier. Peut-être même aimer, si le cœur lui en disait. Ses parents avaient été liés. Ils s'étaient aimés d'un amour sincère, de celui qui animait les enfants lors de leurs premières amourettes et laissait rêveur. Ses grands-parents, toute sa famille, Birdie, … Tous avaient composé leur vie aux côtés de celui ou celle qui avait prononcé leur Phrase. Alors pourquoi pas elle ?

Joan s'était prise au jeu. Elle avait développé très jeune une idée quelque peu candide : son âme-liée et elle l'étaient depuis toujours, depuis la création de leur âme unique séparée par l'impulsion divine. Et ils se cherchaient, vie après vie, siècle après siècle, pour recréer cette unité qu'ils avaient un jour eu et qu'on leur avait arraché.
Joan et ses croyances stupides. Joan et ce sourire délicieusement rêveur lorsqu'elle s'abandonnait dans les explications de sa manière de voir les choses.

Dieu était-il réellement derrière tout ça, comme on tentait de lui faire entendre ? Elle le conceptualisait difficilement, ayant abandonné la déité chrétienne et occidentale il y avait des années déjà. Mais elle voulait croire que tout cela existait, en tous cas, que son âme-liée n'était pas que l'invention sordide de quelques pédants qui se sentaient le besoin de contrôler les autres et de les asservir à coups de pensée unique : un Dieu grand, blanc et barbu, un fils caucasien ; une âme-liée à attendre et à aimer.

Joan n'attendait pas son âme-liée. Elle vivait simplement, sans chercher à saisir l'inintelligible, sans chercher à provoquer sa rencontre avec l'homme ou la femme qui lui était destiné, indépendamment de ce destin qui lui pendait au nez et de ce fil rouge tiré entre elle et l'un des milliards d'individus qu'elle n'avait pas encore rencontrés.

Et si elle ne la rencontrait pas dans cette vie, alors soit. Elle lui donnait rencard dans la suivante !
CARACTÈRE
7 lignes minimum.
HISTOIRE

Novembre 2015, Ko Kut, Thaïlande



« Je devrais peut-être rentrer … ? »

Joan esquissa un petit sourire contrit, le cœur serré à l'idée de quitter son paradis au doux parfum de liberté. Elle avait tant voyagé, tant marché pour se retrouver ici que l'hypothétique perspective de laisser derrière elle l'île de Ko Kut la plongeait dans une détresse maussade. La métisse quitta l'écran des yeux, pour fuir le visage d'Avis, et fixa son attention sur ses doigts, les sourcils froncés. Elle gratta nerveusement la terre qui s'était glissée sous ses ongles lors de la journée.

« Et puis quoi encore ? Je peux très bien me débrouiller seule, mais je te remercie de me prendre pour une vieille sénile dépendante ! »

Avis lui lança un regard empli de faux reproches à travers l'écran pixelisé de son ordinateur. La septuagénaire avait toujours eu cette fierté obstinée qui l'empêchait d'accepter que le temps filait pour elle.

« J'ai vécu cinquante-deux ans sans vous connaître, ta mère et toi. Je ne vais pas mourir parce que vous ne vivez plus à côté. Elle pointa son long index frappé d'arthrose vers sa caméra. Je t'interdis de revenir. Tu m'entends jeune fille ? Ce n'est pas parce que ta génitrice a décidé de quitter l'immeuble que tu dois revenir t'y installer. Le Bronx n'est pas fait pour toi, tu le sais pertinemment. Tu mérites mieux que ça. »

Songeuse, Joan se contenta pour toute réponse d'une petite moue incertaine. Kathleen, sa mère, s'était installée dans le Bronx peu après le décès de Philipp, son âme-liée, l'amour de sa vie. Elle avait traîné ses cartons et son ventre de femme enceinte jusqu'à un petit trois pièces au quatrième sans ascenseur d'un immeuble quelque peu vétuste sur Taylor avenue. Les murs n'étaient pas suffisamment épais pour filtrer le bourdonnement de la télévision des voisins ; l'eau de la douche mettait parfois plusieurs longues minutes à chauffer ; les plombs avaient la fâcheuse manie de sauter lorsqu'elle branchait trop d'appareils ; mais peu lui importait. La future mère comptait faire du taudis un nid d'amour. Et jamais sa fille ne put lui reprocher le contraire.

La petite Philipp n'avait pas encore cinq ans lorsque s'installa dans l'appartement d'en face une quinquagénaire aux lunettes rouges. Ces lunettes si particulières, Joan en garderait éternellement le souvenir. Elles étaient les premières choses qu'elle avait repérée lorsqu'Avis était venue frapper à leur porte pour leur demander un peu de thé. Avis Coleman était une petite femme aux yeux perçants, au langage soigné et au rire semblable à un chant d'oiseau. En cela, elle portait bien son nom. Veuve, le seul fils qu'elle avait ne lui adressait plus la parole pour d'obscures raisons que la gamine ne pouvait alors comprendre. Ce qui lui importait avant tout, c'était le somptueux piano à queue que cette modeste professeur de musique avait dans son salon et qui faisait rêver tant d'enfants du quartier.
Pour ces trois femmes seules, la rencontre fut une décharge électrique semblable à un coup de foudre. La vieille dame passa rapidement de simple voisine à grand-mère de substitution, et d'Avis à Birdie, un petit surnom dont Philipp se trouva bien fière et qu'elle employait toujours et encore.

Alors, lorsque Kathleen avait annoncé son déménagement prochain pour rejoindre sa mère dans le Montana, Joan avait vu son petit paradis s'ébranler puis se craqueler. Elle n'avait jamais songé une seule fois à retourner aux États-Unis depuis son départ. Mais elle ne pouvait se résoudre à laisser Birdie seule. La septuagénaire se retrouvait depuis peu à marcher avec une canne, des douleurs de hanches et de genoux la faisant souvent achopper, parfois chuter. Joan lui portait un amour trop inconditionnel pour l'abandonner, à plusieurs milliers de kilomètres d'elle.

Au fond, la petite bleue avait déjà pris sa décision.

« Tu as suffisamment de réseau pour nous emmener sur la plage ?
- Il fait déjà nuit Birdie, tu le vois bien, tu ne verras pas grand chose ...
- Ah, voilà. Allez vous installer à l'Est du monde, qu'ils disaient. Dix-neuf heures, et déjà nuit. Sacré paradis que tu as là, railla la vieille femme, ironique. »

L'Américaine eut un petit sourire amusé. Elle ne parvint pas à rire, son esprit était déjà trop chamboulé par l'idée qui y avait germé. De l'autre côté du Pacifique, Avis sembla noter la détresse de sa petite fille.

« Montre-moi quand même, tu veux bien ? »

Joan hocha la tête, elle roula hors du hamac qu'elle avait tendu entre deux poteaux de bois du large porche de son petit bungalow et avança lentement, l’œil unique de son ordinateur braqué sur le paysage. Elle fit quelques pas dans le sable encore chaud, tourna sur elle-même pour que Birdie puisse apprécier la vue que la lune éclairait d'une lueur fantomatique. Les deux femmes restèrent à profiter quelques minutes de plus du panorama thaïlandais, jusqu'au moment de mettre fin à leur vidéoconférence. Elles se quittèrent comme à l'habitude, sans pleurs et sans difficulté, un simple « Bonne nuit » échangé contre une « Bonne journée ». Elle se reverraient de toute manière bientôt. Dans deux semaines ou trois, probablement, lors de leur prochaine conversation virtuelle.

Joan trottina jusqu'à sa demeure, abandonnant son ordinateur sur les marches. Elle revint sur ses pas, ses pieds nus profitant des grains de sable qui les chatouillaient. Elle se laissa choir au sol, rapprocha ses genoux de son buste dans un soupir, noua ses bras nus autour de ses jambes, posa le menton sur ses rotules. Les yeux rivés sur le lointain, sur cet ailleurs qu'elle avait abandonné six ans plus tôt et qui ne lui avait jamais réellement manqué, Joan songeait.
Elle s'était établie sur l'île de Ko Kut il y avait plus d'un an et demi de cela, peu de temps après son arrivée en Thaïlande et sa rencontre avec Preecha, un Bangkokois organisateur d'un festival psytrance sur la partie la plus sauvage de l'île. Elle l'avait suivi les yeux fermés et s'était immédiatement fondue dans le petit groupe d'une trentaine d'organisateurs et bénévoles qui résidaient à l'année sur ce minuscule bout de terre perdu dans la baie de Bangkok.

La jeune femme déroula le dos pour s'allonger pleinement sur la plage. Ses cheveux bleus formèrent quelques ondulations sur le sol. Ses doigts partirent s'enfouir sous le sable, là où le soleil n'avait pas pu le toucher, là où il restait frais à longueur de journée. Joan avait été partout chez elle, jamais étrangère, jamais immigrante. Elle avait fait de chaque pays sa maison, mais ne s'était jamais sentie aussi vivante que depuis qu'elle avait investi son petit cabanon au confort modeste. New York ne lui avait jamais manqué. Jamais.

Là, à plusieurs heures de vol de la Grosse Pomme, Joan se sentit soudain vulnérable, effrayée à l'idée de retourner dans un pays qui n'était plus le sien.


____________________________


Juin 2017, Le Bronx, New York


Joan ouvrit un œil, puis un autre, réveillée par le parfum alléchant des épices cajun. Le soleil qui baignait le salon lui frappa la rétine avec une violence qui la força à refermer ses paupières. Elle enfouit sa tête sous son coussin, grognant quelques noms d'oiseaux à l'encontre de l'astre du jour. Mue par une force invisible, la jeune femme parvint à se redresser sur le canapé. Véritable ours sortant de son hibernation, elle passa ses mains dans ses cheveux, secouant ses longues mèches bleues emmêlées. Un bâillement caverneux souleva sa poitrine.

À l'autre bout de la pièce, Waterloo la contemplait le regard espiègle. Sa queue battait les airs, trop heureux de voir la masse autrefois allongée s'animer tout à coup. Il fit un pas en avant, jappant légèrement, attendant le signal qui lui indiquerait qu'il pourrait se lancer dans sa courte course effrénée jusqu'au sofa. Joan le considéra quelques longues secondes, un petit sourire au coin des lèvres.

« 'kay, viens-là ! lança-t-elle en tapant sa cuisse du plat de la main. »

Le golden retriever s'élança avec hâte. Il sauta sur le canapé, manquant de peu de se ramasser truffe la première contre le bas du meuble. Le sac à puces secoua son corps longiligne de mannequin canin sous le nez de la réveillée. Quelques coups de langues et couinements plus tard, il s'étalait de tout son long sur ses cuisses de Joan qui maugréa une remarque désobligeante sur son poids. Le chien n'y fit pas attention, se contentant de taper du haut de son crâne la paume de la métisse, à la recherche de caresses.
Il était un peu con, ce chien. Un peu bête, un peu simplet. Si les retrievers étaient connus pour être une race intelligente, Waterloo représentait l'exception qui confirmait la règle. Il avait sa ruse et son ingéniosité propre, c'était certain. Il pouvait comprendre, parfois juger. Mais l'intelligence était, à n'en point douter, quelque chose qui lui manquait.

Joan repoussa difficilement le poids qui lui entravait les jambes. Elle se releva, étira ses muscles encore endormis, fit craquer quelques uns de ses os avant de traîner sa carcasse émaciée jusqu'à la cuisine. Avis, son tablier de cuisine noué autour de la taille – c'était bien un accessoire de mamies, le tablier –, terminait d'accorder sa sauce à sa convenance. La vieille dame avait fait de son mieux pour ne pas réveiller sa petite fille. Bruit ou non, Joan s'était de toute manière endormie si profondément qu'elle n'avait pas remarqué que le monde des vivants s'activait autour d'elle depuis de longues heures déjà.
Le rythme de vie des techniciens était très particulier. À bien y songer, la road ne pouvait clairement dire qu'elle avait un rythme de vie. Selon les jours, selon les plans, elle se couchait à six heures du matin pour enchaîner dès le soir ; ou bien rentrait à deux heures de la nuit pour se représenter aux aurores sur une autre mission. Son sommeil était fractionné, son horloge interne déréglée. Elle s'y était habituée.
En quelque sorte …

« Tu peux aller t'asseoir Dearie, la table est déjà prête. J'arrive tout de suite ! »

Joan s'exécuta, retournant dans le salon où elle se laissa tomber sur la chaise qu'elle occupait depuis toujours.

Elle n'avait pas vraiment faim, son esprit étant encore trop embué de sommeil pour lui faire entendre que son estomac était vide depuis bien trop d'heures. Mais elle fit l'effort de manger tout de même, ne serait-ce que pour honorer la cuisine toujours excellente de sa grand-mère.

Le coude sur la table, sa main gauche soutenait sa tête bien trop lourde. Elle picorait de temps en temps un morceau de légume ou de patate douce qu'elle portait à ses lèvres sans grande conviction.

« Tu travailles beaucoup ces derniers temps ... »

Joan releva prestement les yeux vers Avis, son âme soudainement transpercée d'une lame. La vieille femme la fixait, un sourire maternel aux lèvres. Elle mettait tant de concentration à ce que l'expression de ses lippes semble rassérénante qu'elle en négligeait ses yeux. Ses orbes pâles trahissaient toute l'inquiétude et la tristesse qui la rongeaient.
La métisse baissa le regard, honteuse. Elle s'éclaircit la gorge, planta sa fourchette dans un morceau de carotte qu'elle s'empressa d'engloutir pour faire bonne contenance. Joan fixa Waterloo. Les oreilles blondes du retriever s'étaient dressées lorsqu'il avait perçu l'inflexion de tracas dans la voix de sa maîtresse. Il semblait considérer les deux femmes avec gravité. Là. Une trace d'intelligence.

« Oui, beaucoup de plans en ce moment. La saison se termine, alors ... »

Elle mentait.
Toutes deux le savaient.

De tous les symptômes qui caractérisaient sa toxicomanie, celui des heures supplémentaires était de loin le plus complexe à masquer. Les cernes rongeaient la moitié de son visage, témoignage trop parlant du manque de sommeil et de la fatigue que son corps endurait.

Joan travaillait chaque fois plus lorsqu'elle n'avait pas suffisamment d'argent pour se payer sa coke. Le meilleur anti-cernes ne pouvait cacher cette vérité criante. Et Avis était suffisamment maligne pour se rendre compte de tout cela.
Elle le savait.
Toutes deux le savait.

« T'en fais pas Birdie, ça se calmera bientôt. »

Un nouveau mensonge craché inconsidérément.

Un silence méprisable s'étendit sur la pièce.

Joan avait plongé dans la drogue vers ses quinze ans. La rue était un monstre vorace qui happait ses habitants pour les recracher, changés, sur le pavé. Cette rue et ses sirènes, trop peu de jeunes parvenaient à y résister dans le Bronx, surtout dans ce coin du quartier, où elle avait grandi. Joan, sans doute trop curieuse, à coup sûr trop candide, s'était faite alpaguer comme tant d'autres. Elle avait commencé doucement : avec un peu de ganja que les plus grands de la bande achetaient aux petits dealeurs du coin, sous le regard inquiet de Kathleen et de Birdie à qui elle promettait qu'elle arrêterait. Tout irait bien, leur répétait-elle. Elles n'avaient pas besoin de s'inquiéter pour elle.
Et ce beau mensonge était si vrai dans son esprit de jeune adolescente ! Joan ne sentait pas la pente glissante sur laquelle elle s'aventurait. Elle n'aurait jamais pu prévoir, en prenant sa première bouffée de cannabis et de tabac, comme la chute serait dure.

Dix ans avaient passé. Dix ans à taper tout ce qui se faisait – ou presque – : du plus chimique au plus naturel, du plus violent au plus calme. Elle avait fini par se trouver et se perdre dans la cocaïne, cette dope dont elle dépendait comme un amoureux transi dépendait d'une amante égoïste. Dans son travail, l'or blanc était la seule ressource pour rester éveillé, puis pour rester vivant. La neige l'aidait à se lever comme à s'endormir. Joan ne parvenait presque plus à trouver le sommeil sans avoir tapé de trace avant de rejoindre son lit. C'était purement psychologique. Et c'était bien ça le pire.
Elle avait honte de cela. Terriblement, viscéralement. Si la cocaïne avait été humaine, Joan aurait sûrement été son âme-liée. Elle avait bien tenté quelques fois de s'évader de l'emprise de cette amante sournoise. Mais elle y était revenue. Chaque fois. La culpabilité la rongeant de s'être ainsi éloignée.  

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Sam 9 Sep - 21:11
*Roule partout*

BIENVENUUUUUE ♥️

Oh you
JE T'AIME.


Armel vous agace en #669999.
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Sam 9 Sep - 22:15
Bon retour et bonne nouvelle tête du coup !
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Localisation : Entre quatre murs.
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Dim 10 Sep - 15:17
Le visuel est classieux !
j'approuve, elle est belle !!
Bienvenue ♥


d é s o l a t i o n;
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Lun 11 Sep - 1:45
Armel : owiiiii, laisse-moi rouler partout avec toi ♥️ Épouse-moi, fais-moi des bébés, jette-moi des grains de riz dessus ! Dans l'ordre que tu veux ! :whut:
#HatersGonnaHate

Glenn : haaanw, merki ♥️ Et je compte bien rester un peu plus longtemps que les fois précédentes, ce coup-là !

Zeno : j'ai eu un gros gros coup de cœur pour l'artiste. J'adore ce qu'elle fait ! °3°
Et merki, t'es trop chouquette
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Mar 12 Sep - 11:30
J'adore ton visu ö.
Je viens seulement de voir ton post, honte à moi.
Courage pour la rédaction ♥


Sergej s'étire en #006666

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Lun 18 Sep - 0:48
Merki Sergej !
Je te pardonne pour ton manque de vigilance. Mais c'est bien parce que c'est toi hein ! :whut:
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Sam 23 Sep - 23:47
Mea culpa du double post ...

Serait-il possible d'avoir un petit délai supplémentaire pour terminer ma fiche ? °3° ♥️
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Dim 24 Sep - 0:03
Puf, je me permets,

Délai accordé ma chère (sept jours de plus, si besoin n'hésite pas à demander une allonge !), bon courage ! <3


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Dim 24 Sep - 8:57
C'est fort aimable, merki bien beaucoup ! ♥️
Night Owl | Joax [délai accordé +7]
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